Le spécialiste de l’outillage à main transfère près de Geoffroy-Guichard l’activité de sa filiale de Seine-et-Marne.
Réputé depuis plusieurs générations pour la qualité de ses outils coupants et de serrage forgés à Saint-Étienne, SAM Outillage s’impose dans le paysage économique par la proportion importante de sa production réalisée en France, comme les coupe-boulons et les clés dynamométriques.
Une caractéristique qui lui a valu de recevoir en 2010 la distinction d’« entreprise citoyenne », comme celle de compter dans son effectif 10 % de personnes atteintes d’un handicap.
Tout cela ne l’empêche pas de se lancer dans le même temps à la conquête du monde, notamment de l’Europe, à travers des acquisitions.
L’unité logistique de PTS Outillage, spécialisé dans l’outillage pneumatique, est ainsi en cours de transfert de Seine-et-Marne aux locaux du boulevard Thiers, à deux pas du Chaudron.
L’autre société rachetée près de Maastricht, au Pays-Bas, Rodac International, « servira à élargir notre implantation sur le continent européen », explique Noël Guichard. Après 48 ans passés au sein de cette entreprise où il était entré comme apprenti, cet autodidacte vient de transmettre la présidence de SAM Outillage à un arrière-petit-fils du fondateur ,Frédéric Champavere.
Le nouveau patron et son cousin Olivier Blanc, directeur général de la PME de 230 personnes, comptent bien dès cette année poursuivre la marche en avant engagée. L’objectif affiché est ambitieux : passer en cinq ans d’une trentaine de millions d’euros de chiffre d’affaires à 100 millions d’euros, notamment grâce à l’exportation. « La responsabilité sociale du dirigeant fait partie de nos préoccupations, confie le nouveau P-dg. Et nous disposons à Saint-Étienne d’un outil industriel très traditionnel qui est une force qu’il faut conserver et nourrir. On réfléchit donc à y réintégrer des fabrications réalisées à l’extérieur, en privilégiant les produits les plus techniques ».
L’entreprise, qui vient de sortir un nouveau catalogue général SAM avec 1 800 nouvelles références sur un total de 6 000, compte un designer intégré pour faire évoluer ses produits. Mais elle voudrait aller plus loin et effectuer un travail sur la chimie des matériaux utilisés, avec des laboratoires de recherche tels que ceux de l’École des Mines de Saint-Étienne.