L’État et les collectivités se mobilisent pour intégrer les questions du développement durable dans les politiques publiques. La Ville met en œuvre un Plan Climat, en y associant les Stéphanois.
Pourquoi un Plan Climat ?
Penser global, agir local
Les collectivités sont-elles concernées ?
Quels sont les objectifs ?
Quels liens entre le Plan Climat et la température ?
La stratégie des "3 x 20"
Comment la collectivité agit-elle ?
Un exemple : Saint-Étienne Métropole signe le premier contrat de performance énergétique
Et vous dans tout ça ?
Le réchauffement climatique n’est plus à démontrer et l’on sait que ce sont les activités humaines qui en sont à l’origine. Les scientifiques ont prouvé que la température mondiale a progressé en un siècle de presque 1 degré sur la planète et ce sont les émissions de gaz à effet de serre qui causent ce phénomène. Nos voitures, notre chauffage, nos activités industrielles... ne font que l’amplifier. La prise de conscience est globale : nous devons faire baisser de façon urgente nos émissions de gaz à effet de serre pour préserver notre planète et assurer un avenir aux générations futures.
Le changement climatique est visible aux 4 coins du monde. Quelques exemples : en France, les températures augmentent, les agriculteurs voient leur calendrier de récoltes décalé. Au pôle Nord, la banquise a perdu 25 % de sa surface en 30 ans et dans l’Antarctique, la fonte de la calotte glaciaire contribue à l’élévation du niveau des océans. Des îles menacent d’être submergées, ce qui pousse les habitants à fuir leurs archipels. Des vagues de chaleur comme la canicule de 2003 devraient se multiplier dans les prochaines années en Europe. La sécheresse menace aussi le sud du Maghreb, où des oasis ne sont désormais plus cultivables. Ce sont les émissions de gaz à effet de serre qui ont une influence sur tout le globe, il est donc important que nous les limitions.

Chacun a une responsabilité dans ce domaine : consommateur, industriel, décideur... Les collectivités territoriales sont des acteurs essentiels de la lutte contre le réchauffement climatique par les décisions qu’elles prennent en matière d’équipement, de choix énergétiques, et plus globalement dans tous les champs dans lesquels elles interviennent : transports collectifs, collecte des déchets, chauffages urbains... La loi Grenelle 2, votée en juillet 2010, indique que toute collectivité de plus de 50 000 habitants doit avoir élaboré un Plan Climat d’ici le 31 décembre 2012. Aussi Saint-Étienne Métropole a-t-elle adopté en janvier 2011 un plan d’actions pour le climat à hauteur de 22 M € pour 68 actions sur 4 ans. C’est au tour de la Ville de Saint-Étienne de s’engager dans la même démarche.
Tout le monde y gagne !
Pourquoi les activités humaines font-elles augmenter la température et changent-elles le climat ? On constate qu’au-delà des variations cycliques au cours des siècles, la température monte de façon généralisée sur tout le globe depuis les 100 dernières années. En cause : l’ensemble des activités humaines qui rejettent des gaz, et notamment du gaz carbonique (le CO2), en grande quantité dans l’air (chauffages, gaz d’échappement, les activités industrielles qui brûlent ou utilisent des énergies fossiles).
L’équation est donc :
D’où la nécessité de trouver de nouvelles énergies renouvelables (électricité d’origine hydraulique, éolien, solaire, le bois...), d’économiser l’énergie fossile, de maîtriser les activités émettrices de gaz à effet de serre et de préserver ce qui diminue les quantités de CO2, comme la végétation.
C’est en considérant toutes ces données que le Plan Climat de Saint-Étienne reprend les objectifs de la stratégie européenne des « 3 x 20 » d’ici 2020 :
La Ville de Saint-Étienne peut intervenir sur trois échelles : sur un volet interne (sur le fonctionnement quotidien de ses services), sur le volet des politiques publiques (transports, habitat, développement économique, gestion des déchets, aménagement du territoire...). Enfin, le troisième volet concerne la mobilisation et la sensibilisation de tous les acteurs du territoire : entreprises, particuliers, institutions, partenaires, associations... La première étape pour la Ville consiste à établir un bilan carbone : c’est une étude qui doit identifier les secteurs où la collectivité produit le plus de CO2, par conséquent, ceux sur lesquels elle devra agir en priorité. Ce bilan carbone est lancé en ce début 2012 pour être rendu à la mi-année : les résultats vous seront communiqués dans Sainté Mag.
À l’occasion de la rénovation des systèmes énergétiques du musée d’Art moderne, Saint-Étienne Métropole est la première collectivité en France à signer un contrat de performance énergétique de services sous cette forme. Il doit garantir dès 2013, sur 8 ans, 40 % d’économies d’énergie sur la consommation énergétique du chauffage, de la ventilation et de la climatisation de l’établissement, soit un résultat attendu au-delà des préconisations du Grenelle. On devrait ainsi éviter le rejet de 152 tonnes de CO2 par an.

La moitié du CO2 émis dans l’atmosphère en France est liée à nos comportements quotidiens. En France, chaque ménage émet 15,5 tonnes de CO2 par an. En moyenne, un ménage de 2 ou 3 personnes habitant un logement de 80 m2 paie en une année une facture énergétique de :
• 1 280 € de chauffage pour une consommation moyenne de chauffage de 200 kWh / m2 / an.
• 200 € de consommation pour l’eau chaude.
• 300 € pour les autres consommations d’énergie.
Ce qui donne une facture totale de 1 780 € par an.
Au vu de ces chiffres, il est certain que des économies d’énergie réalisées par un grand nombre de ménages permettraient une réduction importante des émissions françaises de CO2 et des économies financières. Cela vaut le coup : si l’on baisse de 1°C la température des logements, on baisse sa facture de chauffage de 7 % environ. Pour recevoir des conseils gratuits et indépendants, consultez un conseiller de l’association Héliose au 04 77 31 61 16 ou par mail : infoenergie@heliose42.org.
