La friche face à la gare laissera la place à un important ensemble immobilier associant hôtels, commerces, bureaux et logements.
Une étape décisive a été franchie dans l’aménagement de l’îlot vacant, situé en face de la gare de Châteaucreux. La promesse de vente de ce site d’un hectare a été signée fin 2011 par l’Établissement Public d’Aménagement de Saint-Étienne (EPASE) avec deux promoteurs, Vinci Immobilier et la société lyonnaise Cardinal, pour ériger 30 500 m2 de bureaux, logements et commerces.
« La première phase de la réalisation, livrable en 2014, apportera une transformation profonde de la sortie de la gare, une entrée de ville pour des milliers de personnes chaque jour », déclare-t-on à l’EPASE. Les travaux de construction, qui débuteront l’an prochain, feront notamment sortir de terre deux hôtels, représentant près de 200 chambres. L'un dans une catégorie économique ; l’autre sera un établissement classé 4 étoiles, dans les standards internationaux demandés par le monde économique.
L’équilibre global du projet a été étudié avec 8 000 m2 de bureaux et 185 logements, dont un quart à caractère social, avec une possibilité de TVA à 5,5 % et des prix au mètre carré entre 2 300 et 2 700 euros.
La mixité des usages recherchée, avec une composante commerciale, y compris une offre alimentaire de proximité en rez-de-chaussée, contribuera à rendre le quartier vivant à toute heure de la journée, toute la semaine. Les clients des hôtels et les habitants disposeront pour leur part d’accès aménagés dans les rues intérieures arborées, situées entre les quatre édifices aux toitures végétalisées constituant l’ensemble du projet.
Un soin particulier a été apporté par l’architecte Emmanuel Combarel dans la sculpture de la forme des bâtiments, de façon à conserver la vue sur le paysage collinaire depuis l’esplanade de la gare. En ne l’obstruant pas par un bâtiment monolithique.

Le mot de Florent Pigeon, adjoint à l'urbanisme
« Cet îlot est intimement lié à l'image de notre ville, dans un quartier qui incarne déjà le renouveau de Saint-Étienne. Il proposera une offre hôtelière nouvelle et cohérente, accessible à tous les budgets, en complément de l'existant. Ce que je note surtout, c'est l'intérêt des investisseurs privés, dans un contexte de crise. Les investissements consentis par l'Établissement public d'aménagement et la Ville sont donc soutenus par des entreprises et cela prouve que Saint-Étienne est une ville qui inspire confiance. Les bureaux, situés en face de la gare TGV, seront modulables à des prix attractifs. Nous pouvons donc tout à fait nous positionner en complément de l'offre lyonnaise : c'est notamment ce que permet le rapprochement des deux villes au sein du pôle métropolitain. »