Une grande métropole pour compter en Europe

publié le 06/02/2012
Une grande métropole pour compter en Europe

Saint-Étienne Métropole s’associe à la création du pôle métropolitain avec trois autres agglomérations voisines : la communauté urbaine de Lyon (Grand Lyon) et les communautés d’agglomération de Porte de l’Isère (CAPI) et du Pays viennois (ViennAgglo). Une coopération destinée à prendre une place à l’échelle européenne.


Près de deux millions d’habitants, un million d’emplois, 120 000 étudiants et 11 500 chercheurs… Voilà résumé en quelques chiffres ce qu’est le pôle métropolitain dont la naissance a été officiellement annoncée en fin d’année dernière.
Ce bassin de vie, de richesses et d’emplois réunit quatre collectivités qui travaillent ensemble depuis plus de deux ans afin de « peser davantage dans une économie mondiale organisée autour des grandes métropoles ». Parler et agir d’une seule et même voix pour le bénéfice de tous, tout en conservant une autonomie de décision.
Saint-Étienne Métropole, la communauté urbaine de Lyon (Grand Lyon) et les communautés d’agglomération de Porte de l’Isère (CAPI) et du Pays viennois (ViennAgglo) ont fondé ce dispositif institutionnel pour conforter une coopération métropolitaine que nous vivons tous, désormais, au quotidien. En témoignent ces milliers de personnes qui, chaque jour, empruntent le train ou la voiture pour rallier leur commune de résidence et leur lieu de travail, parfois distant de plusieurs dizaines de kilomètres et installés sur deux départements. « Il s’agissait d’adapter le périmètre administratif au périmètre vécu », expliquent les cofondateurs du pôle métropolitain dont la naissance va contribuer à « améliorer la qualité de vie des citoyens à travers quatre objectifs ».

Quatre domaines de compétence

Les partenaires ont choisi de focaliser leur action sur l’emploi « en suscitant un dynamisme économique articulé autour de pôles d’innovation reconnus, de services aux entreprises améliorés et d’un soutien appuyé à l’enseignement supérieur et la recherche ». Ils entendent également « améliorer la mobilité par la mise en place d’un réseau de transports collectifs cohérent à l’échelle métropolitaine ». Enfin, « garantir la qualité de vie en préservant les espaces naturels et agricoles et en promouvant un développement territorial équilibré » se fera tout en proposant « une offre culturelle d’excellence, diversifiée, et accessible à tous les citoyens métropolitains ». Pour Saint-Étienne Métropole, cette démarche innovante doit permettre à la communauté d’agglomération  stéphanoise d’acquérir une plus grande visibilité internationale et de demeurer attractive. « Le risque aurait été d’assister à une « périphérisation » de notre territoire », explique Maurice Vincent, sénateur-maire de Saint-Étienne, qui se félicite des premières avancées telles qu’Urbagare, une initiative expérimentale qui consiste à imaginer des opérations exemplaires autour de quatre gares pilotes dont celle de Saint-Étienne Bellevue. Autre exemple, cette voie verte de 220 km, un itinéraire pour les modes doux de déplacements (vélos, rollers, marche à pied) traversant les quatre agglomérations, des gorges de la Loire aux vallées de la Gère en pays viennois, de la Bourbre (CAPI) et de la plaine de la Vega. La création du pôle métropolitain doit faire l’objet d’un arrêté préfectoral, attendu pour le printemps. Son siège sera installé sur le site de la Maison du fleuve Rhône, à Givors, au coeur de ce nouvel ensemble de 140 communes.

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