A Saint-Étienne, les déjections canines sont désormais verbalisées

publié le 06/02/2012
A Saint-Étienne, les déjections canines sont désormais verbalisées

Après une phase de sensibilisation et d’information des Stéphanois, les élus ont choisi de passer à la vitesse supérieure : la verbalisation des contrevenants a débuté. Rencontre avec deux élus qui rêvent d’une ville belle et propre.


Depuis quelques semaines, les déjections canines et le dépôt d’encombrants coûtent cher. Plusieurs contrevenants ont été verbalisés par la brigade environnement et proximité, il leur en a coûté 35 € d’amende.

 

La sensibilisation a été faite par la municipalité tout au long de l’année 2011 par des campagnes d’information et dans les conseils de quartier. Désormais, l’heure de la sanction est venue.

 

 

André DancertAndré Dancert, adjoint au nettoiement, explique : « Les gens ont trop pris l’habitude que quelqu’un ramasse derrière eux. Nous vivons en collectivité et des règles de vie commune s’appliquent à tous. Lorsque l’on n’arrive pas à les faire respecter par l’information, il faut passer à l’étape suivante : la verbalisation.» Ce sont les agents assermentés de la police municipale et de la brigade environnement et proximité qui établissent les procès-verbaux.

 

 

 

Joseph FerraraJoseph Ferrara, adjoint en charge de la police municipale, précise que « trois domaines sont devenus une priorité pour les services municipaux car ils donnent une mauvaise image de la ville : les déjections canines, les dépôts sauvages d’encombrants et les bacs poubelles laissés sur la voie publique. » « Un déchet qui doit être ramassé a été abandonné par quelqu’un »
Il se trouve que ces priorités font écho à une forte attente des Stéphanois, très sensibles à la propreté de leur ville, qui régulièrement le signalent aux élus, à juste titre. « On pourrait presque dire qu’il s’agit d’une demande sociale, insiste André Dancert. On ne va pas facilement vers la sanction, mais si après la sensibilisation, rien ne change, il nous faut bien agir. » On l’a vu dans d’autres domaines, la peur du gendarme a porté ses fruits.


Chacun est en effet responsable de ses agissements :

  • ranger ses poubelles après le passage de la collecte,
  • ramasser les déjections de son chien,
  • porter ses anciens meubles à la déchèterie...

Une ville ne devient pas sale toute seule : si un déchet doit être ramassé, c’est bien parce que quelqu’un l’a déposé. Les deux élus déclarent : « Nous avons mis en œuvre ce qui était possible avec nos services, par une organisation performante, par le croisement des compétences avec Saint-Étienne Métropole pour optimiser la collecte, par exemple pour éviter de laisser des sacs abandonnés sur la voirie. Mais les services et les agents publics ne peuvent pas tout et chacun doit y mettre du sien. Lorsqu’on se trouve face à des incivilités, la réponse adéquate doit être apportée pour faire appliquer les règles communes. »
Rappelons que la verbalisation poursuit le seul but de faire de Saint-Étienne une ville propre et belle...

haut de page