Saint-Étienne a désormais sa charte du handicap. Signé le mois dernier, le texte défend la vision d’une ville ouverte et accessible à tous, valides comme personnes handicapées. « Une ville en partage ».
Vivre sinon comme les autres, du moins avec les autres. Voilà, en substance, l’idéal porté par la charte du handicap, rédigée sur l’initiative de la municipalité et officiellement signée le 21 novembre dernier. Fruit de la réflexion d’une vingtaine d’associations, le texte exprime le souhait d’une ville « ouverte et accueillante, à tous et pour tous ». Un objectif qui ne pourra être atteint que par une meilleure accessibilité aux bâtiments publics, aux logements, à l’éducation, à la formation et à la vie culturelle et sportive.
Ainsi que le stipule la Charte dans sa conclusion : « la rédaction de cette charte est l’expression collective d’une volonté commune de faire que chacun puisse exercer pleinement sa qualité de citoyen dans tous les domaines de la vie. Les conseils de quartier doivent être un lieu privilégié pour faire progresser concrètement les droits de chacun et lever les obstacles de la discrimination, de la ségrégation et de la marginalisation.
La Ville doit s’impliquer fortement pour diffuser et faire vivre cette charte afin que les mots « liberté, égalité, justice, solidarité » s’ancrent dans la réalité de tous. C’est cette volonté qui permettra de bâtir, peu à peu, une cité ouverte et respectueuse de chacun, de protéger et d’assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits, de toutes les libertés à l’ensemble des habitants. C’est là, notre objectif et notre engagement pour une « ville en partage ». »
Lire la charte du handicap :
Charte Handicap
Conseillère municipale déléguée aux personnes handicapées, Jacqueline Neyme a accompagné l’élaboration de la charte du handicap. Rencontre.
Comment est née l’idée de cette charte ?
La loi de 2005 impose aux communes de rendre les bâtiments, la voirie et les espaces publics accessibles aux personnes handicapées. C’est leur obligation mais dans le cadre de cette démarche, nous avons proposé une réflexion plus globale sur le vivre ensemble avec nos différences. Écrire une charte, c’était l’occasion de rencontrer les associations, de prendre le temps de les connaître et de les faire dialoguer entre elles.
Quel a été le principal écueil à surmonter ?
Il a fallu harmoniser les souhaits de tous, chacun étant pris dans le prisme de son propre handicap. Avec la charte, les associations ont pu découvrir et mieux cerner les difficultés des autres, les transcender afin de mener à bien une réflexion collective sur la cité.
La charte a vocation à sensibiliser les Stéphanois ?
Oui, c’est un point essentiel car comme ont coutume de le dire les principaux concernés, même si un bâtiment répond à toutes les normes, rien ne remplace l’aide humaine. L’idée est que la charte vive. Nous devons ensemble trouver les moyens pour la diffuser auprès de tous, afin de créer une dynamique de solidarité active dans notre ville.
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